La clé

Debout un madrier de bois équarri à la doloire, ressemble à un poteau amarrage.

En son milieu une pièce de forge épaisse, en partie arrondie, où s’ajustait autrefois un gond en bois dont le rôle était de faire pivoter une lourde porte.

Une grosse clé de métal, forgée sans ornement ni fioriture, est placée de façon à relier les deux bras.
Les deux mains sont coincées dans l’anneau forgé. Du bouts des doigts, la main droite s’accroche au poteau et en même temps bloque les doigts de la main gauche.

 

ANNÉE

2025

DIMENSIONS

100CM

MATÉRIAUX

BOIS MÉTAL

On pourrait presque les entendre dialoguer entre elles:

— Laisse-moi sortir! 

— Non; tu vois bien que l’on ne peut pas!

— Si on peut! On est entré ensemble on peut sortir ensemble!

Le désaccord avec soi-même est le pire des maux. Une partie de nous ment à l’autre partie et par voie de conséquence se ment à elle-même consciemment ou bien inconsciemment.

Changer mes pensées
et ma réalité change.

Chaque homme sait qu’il a en lui, dissimulé au fond de son cœur, une âme endormie qui aspire à vivre. Il doit aller à l’intérieur de lui, à cet endroit ou rien n’est impossible.

Toutefois, comment bien interpréter en utilisant ses propres moyens de réflexion ce qui est réellement bon pour soi? Car nous ne voyons pas les choses telles qu’elles sont; nous les voyons tel que nous sommes!.

Certains voient dans ce madrier de la matière bois taillée. D’autres voient un linteau d’un portail d’entrée; d’autres encore voient ce morceau de poutre posé là verticalement comme une sorte de corps inerte.

Dans l’œuvre ;

Le madrier est devenu attachement, possession.

La pièce de forge est devenue entraves ou emprise.

Les clous sont devenus, apparence et esthétisme.

Dans le passé, ce madrier avait la robustesse de soutenir tout un pignon de mur et un portail de bois massif; désormais il symbolise un corps statique, impotent.

Cette représentation renvoie à la personnalité. Ce ‘Moi’ qui craint la souffrance jusque dans son imagination. Ces structures rigides empêchent l’épanouissement.  


Défaire ce qui doit être défait

Personne n’a enchaîné l’homme à son ego, personne ne peut l’en libérer. Il s’est enchaîné tout seul et seul il a le pouvoir de s’évader en reconnaissant ses propres chaînes et en les brisants.

Albert EINSTEIN a écrit: ‘’Si tu veux vivre une vie heureuse, attache-là à un but, pas à des gens ou à des choses.’’ 

Défais-toi de ce poteau et ces postures; lâche prise et détend ta main droite et ton cerveau gauche; ne t’accroche plus à rien, et hisses toi au niveau du Soi.

Actionne la clé,
elle ouvre sur tes désirs.

Les actes d’amour sont créateurs d’un futur nouveau et lorsqu’on ose être soi-même; notre vitalité se porte mieux. Puisque les bras correspondent à l’envie d’action, alors utilise la clé pour de te défaire de l’inaction.

La clé est la promesse
évolutive

Depuis un certain temps l’univers ta mis dans une position inconfortable volontairement dans le but d’avancer, sinon tu ne bougeras jamais.

 Albert Einstein disait: ‘’En apparence il n’y a aucun sens et pourtant il est impossible qu’il n’y en est pas un.’’ 

Ce sens de la vie, c’est l’élan qui le propose. L’élan est la cause libre de toutes choses, et, dans toutes choses il y a la cause et l’effet.

L’élan c’est la mystérieuse intentionnalité vitale que chacun d’entre nous constatons dans la nature entière dont nous faisons aussi parti.


Vivre le risque et le doute en changeant de paradigme

Descendre dans le silence du chaos, dans le creuset, là ou cohabitent l’absence d’amour de la vie vécue et l’amour nouveau encore sans force, d’une autre vie à venir.

Seul est libre celui qui prend des risques, supporte le doute, se maintient tout entier dans une maturation jamais finie.

 Il quitte le connu, mène la vie errante des aventuriers, parfois se donne à d’audacieuses expériences; celles que l’âme attend afin d’émettre la joie en l’Homme parce qu’il a trouvé sur son chemin son futur lumineux.

La pièce de forge a été réalisée par Tristan ESNAULT forgeron coutelier. ( Landes-Génusson VENDEE 85)